Du vent et des oliviers et 1000 km parcourus

Publié le 2 Mai 2014

Mercredi 30 avril, enfin de la descente. Des pointes de 68km/h pour Bruno et un petit 50km/h pour Xavier. La température monte à 37° et il y a peu d’ombre pour s’abriter. La route est très fréquentée, mais les kilomètres défilent. Cette fois-ci, pas question de faire la même erreur que la veille, ils s’arrêtent vers 18h30 pour camper dans un magnifique champ d’oliviers.

Du vent et des oliviers et 1000 km parcourus
Du vent et des oliviers et 1000 km parcourus

Mardi 29 avril, ils franchissent enfin le cap des 1000 km, et entrent en Andalousie.

C’est la dernière carte qu’ils déplieront. Enjoués par les kilomètres parcourus la veille, ils laissent derrière eux les possibilités de bivouac. A la nuit venue, alors qu’ils se décident enfin à s’arrêter, ils se retrouvent coincés entre les glissières de sécurité, impossibles à franchir pour Bruno. Et c’est sur un terrain vague qu’ils s’arrêteront vers 22h30 près de Baeza après 70 km de route.

Du vent et des oliviers et 1000 km parcourus

Lundi 28 avril, ils parcourent encore 66 km sur une route bordée de champs d’oliviers. Le soir, à Gutar des habitants leur indiquent un petit coin d’herbe pour bivouaquer et reviennent leur offrir lait chaud, café et madeleines.

Dimanche 27 avril. Aujourd’hui ils espèrent avaler du kilomètre. Ils ont refait les calculs pour arriver le 12 mai à Tanger pour le bateau de retour; ils devront couvrir une moyenne de 53 km par jour. Dans les conditions actuelles cela semble difficile. Ils ont quitté la route principale la veille. Le paysage devient plus sauvage et ils ne croisent que de rares automobiles. Encore un col à 1100 mètres.

Après 59 km parcourus ce jour-là ils campent sur une aire de jeux près de Reloid.

Samedi 26 avril,

Ils reprennent la route pour quitter Albacete et prendre la route vers Ubeda; sur la carte une grande ligne droite de 30 km. Vitesse moyenne de 6 km/h bien que la route soit plate, mais aujourd’hui encore le vent est leur ennemi. Pour s’amuser ils font demi-tour sur 200 à 300 m et le résultat est désespérant: ils passent à 20 km/h, vitesse de croisière! C’est rageant mais leur route c’est plein ouest direction l’Andalousie. Vers San Pedro, ils quitteront finalement la nationale trop difficile et épuisante, car en plus du vent les camions filent à vive allure.

Du vent et des oliviers et 1000 km parcourus
Du vent et des oliviers et 1000 km parcourus

Vendredi 25 avril,

la route est plate, mais le vent est toujours de la partie; de travers et de 30 à 40 km/h, avec des rafales à 70 km/h. Pour Bruno, très bas sur ses roues, c’est dur mais ça passe. Par contre cette fois-ci Xavier est à la traîne, le vent manque de le renverser à chaque rafale. Impossible d’avancer, car la route est très fréquentée et cela devient dangereux.

Lui faudra-t-il attendre jusqu’à la nuit que le vent baisse?

Finalement, petite entorse à leur devise, une camionnette s’arrête et l’embarque sur 6 km jusqu’au prochain village où il retrouve Bruno. Ils reprennent des forces au déjeuner. L’angle de la route change à la sortie du village, le vent semble baisser et la route s’avère plus facile. Le soir on leur offre l’hospitalité dans un centre pour sans abris à Albacete. Bruno et Xavier ont l’impression de ne pas être à leur place. Un peu comme s’ils volaient la place de quelqu’un. Et pourtant non; c’est ouvert à tout le monde sans distinction. On leur offre le dîner, un couchage et le petit déjeuner, des toilettes et la douche dans la chambre.

Depuis leur arrivée en Espagne la crise est bien visible. Des entreprises fermées tout au long de la route, des constructions jamais terminées... Pour exemple, à Valence un stade de football de 80000 places à l’abandon. Etonnement ils ne croisent pas trop de personnes désœuvrées dans les rues. En Espagne se serre-t-on plus les coudes qu’en France? Ce soir la crise est encore plus présente sous leurs yeux. Des jeunes qui viennent passer la soirée et la nuit pour tenir un jour de plus, une femme avec son bébé, une autre bien habillée et très coquette est là aussi...

Du vent et des oliviers et 1000 km parcourus

Jeudi 24 avril,

Mis à part une petite montée de 7,5 km au départ, la route s’annonce agréable. C’est sans compter sur le vent. Il devient très difficile d’avancer, et la route n’en finit pas. Ils s’arrêtent après 31 km, à nouveau dans un petit hôtel, à Fuentealbilla, où le petit déjeuner leur sera offert le lendemain matin.

Mercredi 23 avril

Au programme, 50 kilomètres jusqu’à la ville de la Casas Ibañez. Une petite descente en sortie de ville leur promet une belle journée sous le soleil.

Malheureusement c’est sans compter avec les aléas de la mécanique. Sur le handbike de Bruno, le câble du changement de vitesse s’est rompu. Son système de changement est électrique, il l’inaugure pendant ce voyage et celui-ci lui facilite grandement la vie. Bricolage de fortune, et retour à la case départ dans une petite boutique, type caverne d’Ali Baba où deux anciens se penchent sur le problème. Pas facile, le système de passage des vitesses de Bruno n’est pas commun, il leur faudra près de 2 heures, mais ils ne lâchent pas le morceau et Bruno repart avec un système comme neuf.

Le trajet de la journée est écourté, ils n’arriveront pas à Casas Ibañez. Ils optent pour une chambre dans un petit hôtel Thalasso à Villatoya. Le barbecue initialement prévu se transforme en popote dans la salle de bain, seul espace où il n’y a pas de détecteur de fumée!

Du vent et des oliviers et 1000 km parcourus

Rédigé par Bruno Sans

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